C comme cheval arabe
H comme honorable
V comme vraiment beau
A comme attachant
L comme le plus beau des animaux
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| Acinonyx jubatus | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Animalia | ||||||||
| Embranchement | Chordata | ||||||||
| Sous-embr. | Vertebrata | ||||||||
| Classe | Mammalia | ||||||||
| Sous-classe | Theria | ||||||||
| Infraclasse | Eutheria | ||||||||
| Ordre | Carnivora | ||||||||
| Sous-ordre | Feliformia | ||||||||
| Famille | Felidae | ||||||||
| Sous-famille | Acinonychinae | ||||||||
| Genre | |||||||||
| Acinonyx Brookes, 1828 | |||||||||
| Nom binominal | |||||||||
| Acinonyx jubatus (Schreber, 1775) | |||||||||
| Répartition géographique | |||||||||
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| Statut CITES : | Révision du 01-07-1975 | ||||||||
| Statut de conservation IUCN : | |||||||||
Guépard amneville | |||||||||
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Le guépard — de l'italien gattopardo, de gatto : « chat », et pardo : « léopard » — est un félin (Felidae) appartenant au genre Acinonyx, qui ne comporte qu'une espèce : Acinonyx jubatus.
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Le corps, musculeux, ressemble à celui d'un lévrier : il est svelte, presque maigre, avec de très longues pattes. Sa poitrine est profonde et sa taille étroite. Les os sont légers et la colonne vertébrale, extrêmement flexible, lui permet de projeter ses membres postérieurs très loin et, ainsi, de courir très vite (110 km/h en moins de 500 mètres, qu'il ne tient pas plus de 20 secondes). Sa queue est relativement longue et lui sert de balancier pour s'équilibrer pendant sa course. Les griffes du guépard ne sont pas rétractiles, contrairement à celles des autres félins (Acinonyx signifie « ne bouge pas ses griffes » en grec). Cette particularité l'empêche de grimper aux arbres et de dissimuler ainsi ses proies aux yeux des prédateurs. Seuls les petits peuvent grimper aux arbres, et ils n'y sont pas très habiles. L'impossibilité de dissimuler ses proies dans les hauteurs et sa morphologie gracile, qui le défavorise par rapport au lion, au léopard ou à d'autres charognards (hyènes, lycaons...), empêche le guépard de pouvoir déguster ses proies avec sérénité. Il doit manger rapidement, et est souvent contraint d'abandonner sa proie à des carnivores plus gros ou plus nombreux.
Il a une petite tête et un museau court, des yeux placés haut et bien déterminés, soulignés par une ligne noire ressemblant à une larme qui court de la naissance de chaque œil jusqu'à la bouche. Ces traînées améliorent sa vision en minimisant les reflets de la lumière du soleil. Les oreilles sont petites et rondes. Comparativement aux autres grands félins, les dents sont petites, peut-être à cause des larges fosses nasales, assurant une bonne oxygénation pendant la course.
Des poumons développés favorisent les échanges gazeux.
N'ayant pas de griffes rétractiles, les guépards tuent leurs proies en les étranglant avec les dents. De plus, ces griffes s'émoussent et rendent les guépards plus maladroits que ne le sont les autres félins, notamment pour grimper dans les arbres.
Le guépard fait preuve d'un léger dimorphisme sexuel : le mâle est le plus gros des deux sexes. Un guépard adulte mesure de 1,85 à 2,30 m de longueur totale, dont 0,7 à 0,8 m pour la queue et de 67 à 94 cm de hauteur au garrot.
L'animal adulte pèse de 40 à 65 kg, la femelle étant plus légère.
En captivité, un guépard peut vivre de 6 à 7 ans en moyenne, soit moins qu'un chat mais à peu près autant qu'un lion. Le guépard est sensible, un mauvais froid à la saison des pluies peut lui être fatal.
En hindi, cheetah (nom adopté en anglais) signifie « tacheté ». La couleur de base des parties supérieures d'un adulte s'étend du fauve au beige pâle ou au blanc grisâtre, les parties inférieures de la robe étant plus pâles, souvent blanches. La fourrure est parsemée de taches noires, rondes ou ovales, mesurant de deux à quatre centimètres de diamètre. Seul le blanc de la gorge et de l'abdomen est exempt de taches. La fourrure est épaisse avec des poils légèrement plus longs sur la nuque qu'ailleurs. Le dernier tiers de la queue est couronné de quatre à six anneaux noirs et possède à son extrémité une épaisse touffe blanche. Les anneaux de la queue sont caractéristiques de chaque guépard et permettent une identification individuelle.
Lorsqu'un gène récessif particulier, transmis par les deux parents, s'exprime, il en résulte un motif avec des taches plus grosses et une bande noire sur le dos se prolongeant de la tête à la queue. On pensait que les guépards possédant ce gène rare étaient d'une sous-espèce particulière, mais ils peuvent apparaître dans une portée de guépards normaux. On appelle ces guépards des guépards rex ou royaux.
Le guépard parcourt quelque sept ou huit mètres en une seule foulée et accomplit quatre foulées à la seconde. Cela en fait le mammifère quadrupède le plus rapide connu : il peut atteindre des vitesses de plus de 120 kilomètres par heure, sans toutefois pouvoir maintenir cette vitesse sur plus de 500 mètres. Sur une distance plus longue, il serait largement dépassé par une antilope (jusqu'à 85 km/h sur six kilomètres) ou une autruche.
Les pattes des guépards sont moins arrondies et plus solides que la plupart des félins ; cela les aide à prendre des virages serrés. Les griffes, semi-rétractiles, fournissent traction et adhérence lors d'une course et contribuent ainsi à maintenir les accélérations. Enfin, sa petite tête est plus aérodynamique.
Le cri du guépard est très proche des cris d'oiseaux. Parfois, certains sons font également penser au miaulement d'un chat. Lors que le guépard manifeste sa colère, il souffle comme nos chats de gouttière.
Le guépard royal est parfois considéré comme une sous-espèce (Acinonyx jubatus rex) qui résulterait d'une mutation récessive. Il se rencontre dans les zones les plus boisées d'un petit secteur de l’Afrique du Sud. Son pelage semble lui assurer un excellent camouflage dans le miombo — plateau recouvert par une forêt caducifoliée entrecoupée de vastes dépressions herbeuses humides et caractérisé par la prédominance d'arbres des genres Brachystegia, Julbernardia et Isoberlinia — du Botswana et du Zimbabwe. La preuve qu'il n'est pas une sous-espèce est qu'un guépard rex peut naître dans une portée de guépards "normaux".
Exceptionnellement pâle, on le trouve exclusivement dans le désert du Sahara. Il a des taches mais plus espacées que celles des guépards des savanes. C'est une sous espèce, appelée communément guépard du sahara.
Les femelles mettent bas de trois à cinq petits, après une gestation de 90 à 95 jours. Les petits pèsent de 150 à 300 grammes à la naissance et sont aveugles. Ils quittent leur mère entre 13 et 20 mois après la naissance.
Le guépard vit environ sept ans en liberté et entre douze et dix-sept en captivité.
Contrairement à la plupart des félidés, les femelles adultes n'ont pas vraiment de territoires et semblent s'éviter. Les mâles forment parfois de petits groupes, surtout lorsqu'ils sont issus de la même portée.
Les femelles sont polyoestrales, avec un cycle menstruel moyen de 12 jours. La période de fertilité dure pendant 1 à 3 jours. La reproduction s'opère toute l'année. Un pic des naissances a été constaté de mars à juin. La gestation dure de 90 à 95 jours. Le nombre de nouveau-nés varie de 1 à 8, mais est habituellement de 3 à 5. A la naissance, les petits mesurent en moyenne 30 cm de long et pèsent 270 grammes.
Les guépardeaux sont de couleur grise et possèdent un manteau de poils ressemblant à une crinière le long de leur dos. On suppose que ce manteau permet un meilleur camouflage des petits dans l'herbe et les protège du froid. Le manteau commence à disparaître à 3 mois, mais peut encore être vu à l'âge de 2 ans. Pendant leurs toutes premières semaines de vie, les petits sont déplacés presque tous les jours par leur mère pour éviter les prédateurs. En effet, la mère doit les laisser seuls pour chasser, et pendant ce temps, les petits sont souvent victimes des prédateurs. Le taux de mortalité infantile s'élève à 90 %, la majorité étant tuée par des lions. Les petits commencent à suivre leur mère à l'âge de 6 semaines. Ils sont sevrés à 3 ou 6 mois. Ils restent en général avec leur mère pendant 13 à 20 mois, période pendant laquelle elle leur apprend à chasser. La maturité sexuelle est atteinte à l'âge de 2 ans.
Son régime alimentaire est carnivore, essentiellement constitué de mammifères de moins de 40 kg, tels des gazelles, impalas, veaux de gnou ou lièvres.
La technique de chasse du guépard se distingue de la chasse à l’affût adoptée par la plupart des grands félins : pour attraper sa proie, il s'approche du troupeau après avoir scruté le terrain depuis une branche d’arbre, le sommet d’une termitière ou même depuis les toits des voitures. Une fois qu’il a repéré un animal qui s’est éloigné de son groupe, le guépard s’en approche patiemment à moins de 50 mètres. Il accélère alors subitement, durant quelques dizaines de secondes jusqu'à atteindre son exceptionnelle vitesse, qui lui permet d’attraper des animaux rapides.
Le guépard étant donc à la fois patient et véloce, il a mérité son nom targui traduit par « celui qui avance lentement ».
Le guépard chasse surtout pendant le jour (début de matinée et fin d’après-midi), lorsque les autres prédateurs dorment, probablement parce qu’il se laisse facilement intimider par tous ceux qui veulent lui voler sa proie ; même les vautours peuvent forcer un guépard à abandonner une carcasse. C’est pourquoi le guépard tire sa proie à l’abri pour pouvoir la dévorer en paix. Lorsqu’il est repu, il abandonne les restes aux charognards. Les guépards des montagnes du Sahara constituent une exception puisque ce sont des chasseurs nocturnes.
Les guépards sauvages se trouvent en Afrique mais également sur le plateau Iranien (il en reste moins d'une cinquantaine en Iran).
Au cours du XXe siècle, l'habitat des guépards a connu une spectaculaire régression. En Asie, on ne les trouve plus qu'en Iran ; ils ont disparu de l'Inde en 1947, de l'Arabie dans les années soixante-dix. Ils ont déserté l'Afrique du Nord, sont devenus très rares dans l'ouest de l'Afrique mais subsistent au Sahara. Les principales populations habitent désormais la Namibie, le Kenya et la Tanzanie.
Dès le IVe millénaire avant Jésus-Christ, les chasseurs de l'Euphrate ont domestiqué le guépard afin d'en faire un auxiliaire de chasse, tout comme les Égyptiens le firent deux mille ans plus tard. En Europe, au Xe siècle, Guillaume le Conquérant appréciait les chasses à coure originales où le guépard tenait le rôle du lévrier. L'amateur le plus cité reste cependant le Grand Moghol Akbar qui, au XVIe siècle aurait possédé près de mille guépards et traité son favori avec les égards dus à un prince. À la manière des fauconniers, les dresseurs « aveuglaient » le guépard à l'aide d'un capuchon, ne le libérant qu'à l'approche du gibier. Recouvrant la vue, celui-ci se ruait instantanément sur cette cible soudaine. Seuls des animaux sauvages capturés adultes pouvaient êtres dressés. Des populations entières furent ainsi décimées pour le renouvellement des meutes, ce qui fut l'une des causes principales de la raréfaction des guépards, attestée dès la fin du XIXe siècle de la péninsule arabique jusqu'aux Indes, d'où les guépards ont aujourd'hui disparu. Les rares survivants sur le continent asiatique hantent une petite zone de l'Iran occidental, vraisemblablement le seul pays ou l'espèce n'a pas été décimée.
La peau du guépard était autrefois perçue comme symbole de richesse. Aujourd'hui, le guépard a une importance économique croissante dans l'écotourisme. On le trouve également dans les zoos. Des bénéfices sont également tirés de la commercialisation des petits des guépards comme animaux de compagnie. Les jeunes guépards sont achetés illégalement car les lois interdisent la propriété individuelle d'animaux sauvages et/ou menacés d'extinction.
Les guépards étaient auparavant chassés car de nombreux agriculteurs estimaient qu'ils constituaient une menace pour le bétail. L'espèce étant menacée, de nombreuses campagnes ont été lancées pour tenter de concilier l'approche des fermiers et le souhait de protection des guépards.
Les gouvernements des pays où le guépard vit en liberté essayent de modifier l’opinion publique quant au guépard : il n’est pas nuisible si on apprend à vivre avec lui, sa conservation est nécessaire pour l’équilibre écologique.
En outre, le gouvernement namibien est épaulé par la Cheetah Conservation Fund (CCF), qui travaille à prévenir les populations et à aider les fermiers à mieux vivre avec le guépard et ainsi à minimiser leur perte de bétail.
Les guépards sont inscrits sur la liste IUCN : espèce vulnérable (sous-espèce africaine menacée, sous-espèce asiatique en situation critique) ainsi que sur l'US ESA : espèce menacée - Appendice I de la CITES (Convention on International Trade in Endangered Species). Statut mondial : Catégorie 3 (A), statut régional : Catégorie 1 (A).
Les estimations de sa population varient de 10 000 à 15 000.
Les guépards ont une variabilité génétique anormalement basse et une incidence élevée de semence anormale. On pense qu'ils ont subi une période prolongée de consanguinité.
D'après certains biologistes, les guépards ont atteint un degré de consanguinité trop élevé pour prospérer. Selon certains chercheurs, ils auraient été victimes de la dernière ère glaciaire, celle-ci ayant éliminé la majorité des individus il y a environ 10 000 ans. D'autres contestent cette théorie et affirment que les véritables responsables du déclin des guépards sont les exploitants agricoles qui les chassent et empiètent sur leur habitat.
Des propositions diverses ont été avancées pour réintroduire le guépard dans des réserves sub-sahariennes, par exemple en Israël, Inde, Turkménistan et Ouzbékistan.
La conservation des populations reste toutefois la priorité. De plus, la réintroduction ne doit pas être sérieusement considérée avant que des comparaisons génétiques et des évaluations d'impact environnementales n'aient été effectuées. Enfin, l’accord du conseil de l'IUCN/SSC (l’organisme mondial spécialiste de la réintroduction) doit être obtenu.
Il est aujourd’hui question de ressusciter le fameux « cheetah » (guépard indien), disparu depuis 1948. Des généticiens indiens veulent s’appuyer sur des méthodes de pointe de clonage au Lacones (Laboratoire pour la conservation des espèces menacées ) : « Si tout se passe bien, nous pourrons cloner le guépard indien d'ici cinq ans », affirme Laji Singh, directeur du Centre de biologie cellulaire et moléculaire d'Hyderabad et principal instigateur du projet. Une banque de gènes, de sperme et d’ovules a d’ores et déjà été collectée.
Cependant, les chercheurs rencontrent de nombreux obstacles : ils doivent s’approprier du tissu de guépard iranien qui figure parmi les espèces les plus menacées de la planète. Conformément à la Convention sur le commerce international des espèces menacées (CITES), il est illégal d'échanger du matériel génétique d'espèces menacées à l'état naturel. « Mais si les animaux sont élevés en captivité, nous avons légalement une bonne chance de les obtenir », affirme M. Sinha. Le guépard africain semble moins proche mais pourrait convenir en second recours : les analyses de protéines sanguines n'ont mis en évidence que des différences minimes entre les diverses populations de guépards. Les taux d'avortement des embryons clonés étant très élevés, les biologistes devront disposer d'un nombre suffisant d'ovules.
Au-delà du clonage, les détracteurs du projet s'interrogent sur l'avenir du guépard : « Supposons que l'on parvienne à cloner le guépard. Très bien, mais où sont passées les savanes dans lesquelles ils rôdaient autrefois ? Où trouvera-t-il suffisamment de proies pour survivre ? » demande Divyabhanu Sinh, auteur de The End of the Trail. Les détracteurs soulignent également la difficulté à réintroduire des animaux captifs en milieu naturel. D’autres protestent contre le coût de l’opération : l’argent devrait d’abord servir à protéger les animaux menacés. Ainsi, l’idée excitante de revoir le guépard indien entre dans le cadre d’une grande réflexion sur la réintroduction des espèces disparues.
D’après Rakesh Kalshian (2001), Courrier international, 544, 5 avril| | |||||||||
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| Lion | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Animalia | ||||||||
| Embranchement | Chordata | ||||||||
| Sous-embr. | Vertebrata | ||||||||
| Classe | Mammalia | ||||||||
| Sous-classe | Theria | ||||||||
| Infraclasse | Eutheria | ||||||||
| Ordre | Carnivora | ||||||||
| Sous-ordre | Feliformia | ||||||||
| Famille | Felidae | ||||||||
| Sous-famille | Pantherinae | ||||||||
| Genre | Panthera | ||||||||
| Nom binominal | |||||||||
| Panthera leo (Linnaeus, 1758) | |||||||||
| Taxons de rang inférieur | |||||||||
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| Répartition géographique | |||||||||
| Statut de conservation IUCN : | |||||||||
| Statut CITES : | Révision du 04-02-1977 Panthera leo | ||||||||
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Le lion (Panthera leo) quadrupède mammifère carnivore est actuellement le deuxième plus grand félin. Le mâle adulte, aisément reconnaissable à son importante crinière, peut atteindre un poids de 225 kg, tandis que la femelle adulte, plus petite, atteint généralement 150 kg[1]. Le mâle de ce gabarit se nourrit de 7 kg de viande chaque jour contre 5 kg chez la femelle. Il vit, contrairement aux autres félins, en groupe. Son espérance de vie, à l'état sauvage, est comprise entre 7 et 12 ans pour le mâle et 14 à 20 ans pour la femelle, mais il dépasse fréquemment les 30 ans en captivité.
La femelle du lion est la lionne, son petit est le lionceau. Le lion rugit. Il n'existe à l'état sauvage actuellement plus que 16 500 à 30 000 spécimens dans la savane africaine, répartis en une dizaine de sous-espèces[2] et environ 300 au Gir Forest National Park au Nord-Ouest de l'Inde[3].
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Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre, et ainsi le plus grand carnivore d'Afrique. Un mâle fait 170 à 250 centimètres de long (hors queue), une taille (à l'épaule) d'environ 120 centimètres et une queue d'en moyenne 100 centimètres. Les mâles atteignent une masse corporelle comprise entre 150 et 225 kilogrammes à l'âge adulte. Les femelles adultes ont, quant à elles, une longueur corporelle de 140 à 175 centimètres (hors queue), une taille (au garot) d'environ 100 centimètres, une queue mesurant 85 centimètres, plus fine que celle des mâles et pèsent entre 120 et 150 kilogrammes : elles font en moyenne 60% de la taille d'un mâle. En moyenne les lions ont une taille (à l'épaule) plus importante que celle des tigres, mais sont moins longs. Les plus grands lions vivent au sud de l'Afrique, les plus petits en Asie. Dans les zoos et cirques, certains mâles captifs peuvent atteindre, par une nourriture importante, une masse supérieure à 300 kilogrammes (le record du monde détenu par un lion du Transvaal est 312 kg[4]). Les lions du parc national du Serengeti en Tanzanie ont tendance à être plus petits que la moyenne[5].
Les lions ont des yeux ambre ou jaunes et une truffe noire. Leurs oreilles, noires au revers, sont arrondies et portent une tache blanche. Ils possèdent des griffes rétractiles qui sont protégées par des fourreaux de chair. Leurs canines peuvent atteindre six centimètres de long. Leur langue est recouverte de papilles cornées recourbées leur permettant de saisir la nourriture, mais aussi de se débarrasser des parasites.
Leur pelage court est de couleur sable, jaune-or voire ocre foncé. La face intérieure des pattes est toujours plus claire, tout comme le ventre, chamoisé chez le mâle, presque blanc chez la femelle. Les jeunes lionceaux ont des taches sombres sur l'ensemble du corps, mais qui disparaissent déjà au cours de la première année. Dans des cas très rares, ces taches restent encore visibles à l'âge adulte, mais demeurent insignifiantes, n'étant visibles que de près.
Les mâles possèdent une longue crinière, le plus souvent brun foncé, mais également dans certains cas, noire, brun clair ou fauve. Cette crinière apparaît vers l'âge de 3 ans et s'étend des joues jusqu'au-dessus des épaules, quelquefois aussi sur le ventre et sur la poitrine. La forme et la couleur des mâles peuvent varier non seulement entre les individus, mais également chez un même individu au cours de sa vie en fonction de sa constitution physique.
Une crinière longue et foncée, en particulier, est un indicateur d'une bonne constitution et d'une grande force de combat, car le statut hormonal et la nutrition ont des conséquences sur l'épaisseur ainsi que sur la longueur de la crinière[6]. Des examens expérimentaux avec des crinières empaillées ont montré que les femelles réagissent positivement aux modèles avec une crinière longue et sombre, alors que les mâles évitent les modèles aux crinières prononcées. L'explication (d'après la sélection sexuelle) en est qu'une crinière foncée et épaisse constitue un handicap, car elle capte et conserve la chaleur. Les mâles ainsi handicapés, mais néanmoins « survivants », se révèlent donc être les porteurs de meilleurs gènes. Cela est avéré par le fait qu'un animal affaibli d'une manière ou d'une autre présente une crinière plus claire et moins importante (des changements d'aspect de la crinière ont été observés chez un même individu au cours du temps)[7].
En pratique, la crinière pourrait être une protection contre les coups de griffes lors de combats avec des mâles rivaux.
Par ailleurs, les dernières recherches ont également prouvé que la température a aussi un effet important sur la longueur de la crinière, et les mâles de régions plus froides, même indépendamment de leur sous-espèce, forment une crinière plus importante que ceux vivant dans des régions très chaudes. Ainsi les individus mâles des zoos de régions au climat plus continental forment le plus souvent une crinière bien plus importante que celle de leurs congénères restés dans des pays plus chauds[7],[8].
Chez les lions d'Asie, ainsi que certains spécimens d'Afrique de l'Ouest (au parc de la Pendjari au Bénin, par exemple), la crinière est clairement moins prononcée que chez leurs cousins d'Afrique, les poils ont la particularité d'être également plus fins. Les jeunes mâles n'en ont pas du tout ; il faut près de cinq ans pour qu'ils aient une crinière complète.
Les lions ont une musculature imposante et très développée. Leur corps est allongé et trapu sur d'épaisses pattes musclées. Celles-ci permettent de mettre à terre des proies pouvant faire plusieurs fois leur propre taille. Leur mâchoire puissante est capable de déchirer l'épaisse peau des proies (telles que les gnous), et est assez puissante pour tenir accrochée sur une proie qui chercherait à faire tomber le prédateur de son dos. Les muscles des pattes sont également capables d'infliger de sérieux dommages. Un grand coup de patte d'un lion est assez puissant pour provoquer la rupture des organes internes et même pour casser des os[5].
Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Chaque lion possède une moustache unique. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l'obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l'aident presque à « sentir » son chemin dans l'obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l'obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l'une ou l'autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres[5].
| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mâchoire supérieure | |||||||
| 1 | 3 | 1 | 3 | 3 | 1 | 3 | 1 |
| 1 | 2 | 1 | 3 | 3 | 1 | 2 | 1 |
| mâchoire inférieure | |||||||
| Total: 30 | |||||||
| Denture commune aux Felidae | |||||||
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Le plus étonnant chez les lions est leur queue se terminant par un pinceau de poils noirs ; non seulement cette dernière est indispensable contre les mouches, mais à l'extrémité se trouve une vertèbre non développée, découverte par Didyme d'Alexandrie. Ce dernier trouva à l'extrémité de la queue, caché au milieu des poils, un ergot corné noirâtre, et il supposa que c'était là l'organe qui, lorsque le lion, au moment du danger, agitait violemment sa queue, lui piquait les flancs à la manière d'un éperon et l'excitait à se jeter sur ses ennemis. L'observation du savant commentateur passa presque inaperçue, et soit que les naturalistes modernes n'en eussent pas connaissance, soit qu'ils la révoquassent en doute, aucun d'eux n'en parla jusqu'à Johann Friedrich Blumenbach, qui confirma l'exactitude du fait anatomique rapporté par Didyme, mais sans adopter l'opinion de celui-ci relative aux usages de cette partie.
Tout à l'extrémité de la queue du lion, l'ergot noirâtre de consistance cornée, de 8 à 11 mm de longueur, est entouré à sa base par un repli annulaire de la peau et adhère fermement à un follicule unique d'apparence glanduleuse ; la couleur est celle de la corne, devenant d'ailleurs de plus en plus obscure, jusqu'à l'extrémité qui est presque noire. Il est comprimé latéralement dans toute son étendue ; droit depuis la pointe jusqu'au tiers de sa longueur, il se coude légèrement en ce point, qui est marqué par une faible dépression ; à partir de cette courbure, il s'élargit rapidement jusqu'à sa base. Ces parties, si petites, et la pointe cornée sont littéralement ensevelies au milieu de la touffe terminale de la queue. Gérard Paul Deshayes, en 1829, décrit cette partie comme une sorte d'ongle ou de production cornée ayant la forme d'un cône un peu recourbé vers la pointe, adhérant par sa base à la peau seulement, et non à la dernière vertèbre caudale, dont il est séparé de 4 à 6 mm. Cet ergot peut être assez facilement détaché, l'adhérence n'est pas bien forte et il reste mou à sa base dans toute la partie qui adhérait à la peau. Il manque fréquemment sur les spécimens ; la présence de cet organe semble cependant indépendante de l'âge ainsi que du sexe[9].
Comme chez les tigres (voir tigre blanc royal), il existe chez les lions des cas occasionnels de leucistisme (chinchilla mutation) ; moins d'une centaine de spécimens[10] dans le monde possèdent cette particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blonde, crème voire blanche au pelage. Le leucistisme est différent de l’albinisme, et ne pose aucun problème direct sur la physiologie de l'animal (des conséquences indirectes, comme d'être plus visible dans la nature, donc plus vulnérable, existent cependant). Les yeux conservent leurs pigments et restent le plus souvent de couleur normale (noisette ou or), mais peuvent également être bleu-gris ou vert-gris ; par une nourriture sélective, on peut même leur donner les yeux bleus. Les lèvres et les coussinets restent également normalement pigmentés.
Chez le mâle leucistique, la crinière ainsi que l'extrémité de la queue, normalement sombres voire noires, sont très pâles. Les spécimens les plus connus sont sans doute les lions blancs de Timbavati en Afrique du Sud, où deux lions blancs sont nés d'une lionne et d'un lion de couleur fauve dans une réserve naturelle privée[11]. Chris McBride a été le premier à les observer en octobre 1975 et a écrit deux livres sur le sujet.[12],[13] Selon les croyances africaines, « croiser la route du lion blanc porte bonheur ». En 2005, deux lionceaux au pelage blanc et aux yeux bleus sont nés dans un parc zoologique à proximité d'Agen[10] et quatre au parc zoologique de Jurques, près de Caen, le 20 mai 2007, de deux parents blancs également[14].
Il y a également des bruits sur l'existence de cas de mélanisme, c'est-à-dire de lions entièrement noirs ; possibles théoriquement, il n'existe néanmoins aucune preuve tangible de leur existence.
Autrefois, le lion devait posséder la répartition géographique la plus étalée de tous les mammifères terrestres. Le lion d'Amérique (Panthera leo atrox) était présent du Pérou à l'Alaska pendant tout le pléistocène supérieur, tandis que des cousins occupaient la Sibérie et l'Europe centrale, et d'autres encore étaient répartis entre l'Inde et l'Afrique du Sud. L'étendue de la répartition perdit toutefois de son importance à la fin de l'ère de glaciation.
La répartition du lion aux époques historiques, plus restreinte, a cependant été importante. Elle couvrait de grandes parties de l'Afrique, mais aussi l'Europe du Sud ainsi que le Proche-Orient et l'Inde. Jusqu'à l'Antiquité, des lions vivaient encore dans les Balkans, le sud de l'Europe (Panthera leo europaea) ainsi qu'en Anatolie ou au Moyen-Orient, et de nombreux auteurs qui leur étaient contemporains en font rapport (Hérodote, Aristote ou la Bible[15], entre autres). On suppose qu'en Europe, le lion a disparu du fait de l'homme au Ier siècle ap. J.-C..
Aujourd'hui, sa diffusion est largement limitée à l'Afrique sub-saharienne. Néanmoins, l'extrême sud de l'Afrique ne compte plus de lions depuis les années 1860, époque de l'extinction du lion du Cap (Panthera leo melanochaita). En Afrique du Nord, le lion de l'Atlas (Panthera leo leo) s'est éteint dans les années 1920. Et de la même manière, les populations de lions d'Asie (Panthera leo persica) ont en quasi-intégralité disparu au XXe siècle. Un dernier groupe de survivants s'est toutefois réfugié dans le parc national de la forêt de Gir dans l'état de Gujarat, en Inde où il ne reste qu'environ 300 spécimens. Les populations significatives de lions africains sont localisées dans les parcs nationaux du Kenya, de Tanzanie et d'Afrique du Sud et se fait rare en dehors des zones protégées. Classé comme « vulnérable » par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le lion est exposé à un risque d'extinction.
Les lions ont une grande capacité d'adaptation et de nombreux habitats différents. L'habitat naturel préféré du lion est la savane, mais il figure aussi dans les forêts sèches et les demi-déserts. On ne le trouve toutefois jamais dans les forêts denses et humides ou les déserts arides. Par conséquent, l'espèce manque naturellement dans les forêts tropicales humides centrafricaines et les déserts les plus secs de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient. Les désignations « roi du désert » et « roi de la jungle » sont ainsi, en réalité, fausses.